En 1983, Jean-Michel Thibault, l’un des fondateurs du Théâtre de l’Ancre, décide, sous les conseils de son ami Robert Thomas – célèbre auteur de Piège pour un homme seul –, de créer son propre théâtre.
Il souhaite proposer au public de passer des soirées délassantes et divertissantes. Il se met donc en quête d’un lieu propice à la comédie de boulevard, au café théâtre et au cabaret. C’est à la rue de Marcinelle, en plein cœur de Charleroi, que le théâtre Le Vaudeville est né.
Jean-Michel Thibault y investit toute son énergie et ses deniers pour transformer l’immeuble en une petite salle habillée de son indispensable rideau rouge.
Tout le répertoire des meilleures comédies françaises y est présenté ; les représentations se donnent les week-ends et se prolongent régulièrement de revues et d’animations de qualité. L’objectif est atteint et les spectateurs ravis.
En 1986, la Communauté Française de Belgique achète le bâtiment et octroie au Théâtre une modeste subvention.
Le Vaudeville accroît sa programmation : ses saisons théâtrales sont désormais composées de cinq spectacles, à raison de deux semaines de représentations chacun ; un système d’abonnement est également mis en place.
En 1990, suite au décès de son fondateur, Alain Lackner reprend la direction. Il lui donne une nouvelle impulsion en s’efforçant de faire découvrir au public de la Communauté Wallonie-Bruxelles des textes alliant le divertissement et la réflexion...
Lors de la saison théâtrale 94/95, Le Vaudeville se voit contraint de déménager.
C’est alors que l’opportunité se présente : une salle de cinéma qui se meurt – après avoir supplanté le théâtre qu’elle était autrefois ! – en plein centre ville, abritée par la grande verrière d’un Passage connu de tous sous le nom de Bourse. Ironie du sort, Le Vaudeville va y supplanter l’ancien cinéma Trianon pour y faire revivre son théâtre !
Ainsi, la saison 95/96 inaugure, dans la joie, la nouvelle enceinte du Théâtre du Vaudeville. Le public retrouve enfin le rire !
A ce moment-là, les spectateurs sont au nombre de 7.663.
Aujourd’hui, ils sont près de 28.000 !
Eh, oui ! Ils viennent d’un peu partout : de Wallonie, de la Capitale et même du Nord de la France